Alela Diane - Coup de coeur #07-08
La nouvelle saison des concerts approche à grands pas. On entend déjà au loin les beats techno du Festival Scopitone et les guitares accoustiques de Tryo.
L’occasion était toute trouvée pour dire quelques mots de ma plus grosse découverte de cette saison 2007-2008, Alela Diane Menig.
Pépite dénichée au fin fond du far-west, Alela Diane incarne un paysage folk d’une richesse et d’une singularité rare. Découverte par le toujours excellent label Fargo, qui l’aura placée sur sa compilation Even Cowgirls Get Blues, Alela Diane est une chanteuse qui, bien qu’âgée de 23 ans à peine, possède tout le talent nécessaire pour se faire une place aux côtés d’une certaine Karen Dalton.
Née dans une famille de musiciens de Nevada City, c’est là qu’elle compose, cette merveille de folk rudimentaire qu’est « The pirate’s gospel » son premier album. La voix claire et rayonnante d’Alela Diane sert les quelques sifflements, chœurs d’enfants ou clappements de mains discrets qui hantent l’univers musical incroyablement limpide de la chanteuse. Son album, sorte de brûlot d’indie folk offre une constellation de subtiles nuances simples et frissonnantes.
Après l’enregistrement, à l’été 2004, suivi de deux ans de concerts et de diffusion confidentielle de the Pirate’s Gospel, avec les pochettes faites à la maison, elle est signée aux Etats-Unis, puis en Grande-Bretagne et en France. C’est là, en Europe, qu’a lieu le déclic : les tournées et la parution du disque ont créé un emballement inédit, celui de découvrir la nouvelle pépite du folk américain.
Avec son folk atemporel et hanté, cette jeune Californienne au look indien (qu’elle doit en partie, selon elle, à sa meilleure amie Mariée Sioux) livre incontestablement un des meilleurs disques de l’année. D’un bout à l’autre de The Pirate’s Gospel, la voix d’Alela Diane qui, avec ses accents soul et gospel, se révèle très impressionnante.
Héritière de toute une lignée de chanteuses (Joan Baez, Buffie St Marie…) Alela Diane possède la grâce naturelle et le rayonnement étrange de ceux qu’on appelle les “vieilles âmes”.
La filiation lui plaît, notamment parce que c’est ainsi, en grande partie, qu’elle a composé ses treize chansons : en quittant San Francisco où elle étudiait, pour l’Europe, seule avec son sac à dos. Un mois de balades entre Londres, Paris et le sud de la France, où elle passait de longs moments dans les églises et les cathédrales, à la recherche du «calme après la furie des rues» ; en rentrant à l’hôtel, elle y prenait sa guitare.
La rédaction des Inrockuptibles classa l’album “The Pirate’s Gospel” comme l’un des 10 meilleurs albums de 2007.
Sur scène, Alela Diane a tout d’une folkeuse des années 60 : raie au milieu, cheveux longs, santiags. Seule pour quelques morceaux doux et entêtants (Oh my mama) ou entourée de Mariée Sioux (choeurs), de son père Tom Menig à la guitare et madoline ainsi que de Matt Bauer au banjo et grosse caisse.
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Quelques photos d’Alela Diane.
Concert à l’Olympic.
Rappel :
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D’autres photos :
Concert au Festival du Bout du Monde 2008.
Quelques portraits :
Réalisés au Festival du Bout du Monde 2008.
Le site ou myspace de l’artiste : www.myspace.com/alelamusic



































